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Le blog LUSTEMBERGER - FORMATION - ACTU

Et si le STRESS en entreprise était la vitesse ?

21 Septembre 2012 , Rédigé par lustemberger-formation-actu

Image homme à la porteSTRESS ou NO stress ? La question est très présente en 2012 . Mais ne pas oublier que le STRESS existe depuis toujours.

Il est pris en compte dans notre société que depuis quelques années. En effet, les causes, les sources sont nombreuses. Elles varient selon les contextes et les environnements professionnels. 

Il n'existe pas UN stress mais DES stress issus des situations, des ambiances de travail et surtout des styles de management.

Un facteur revient souvent dans l'analyse du stress en entreprise : Le facteur Temps.

Pourquoi le temps arrive-t-il à menacer notre équilibre psychologique au travail ? Pourquoi le temps qui exige de la rapidité nous empêche-t-il  d'être heureux dans notre travail ? Pourquoi la rapidité exigée par les résultats perd-elle de vue le facteur humain ? 

Mon constat est sans appel. De nombreux échanges avec des managers, des responsables de services ou chefs d'équipes ont leur propre vision sur le sujet. Seulement la vision perçue par les salariés est parfois très différente. 

Les jeunes recrues se posent beaucoup de questions. Les "anciens" ne comprennent pas le système actuel.

 

Qu'est-ce que le temps ? Pourquoi le temps aujourd’hui est-il devenu un facteur de stress, d’angoisse et de performance ?

La notion de temps aujourd’hui ne se compare pas à la notion de temps il y 40 ans.

La communication est accélérée par les nouveaux moyens d’échange, les résultats sont rapides, l’évolution se veut rapide, le progrès technologique s’accélère, les outils technologiques se modifient sans que l’on ait eu le temps de digérer le précédent……Vite …toujours plus vite…encore plus vite. Je veux intégrer une entreprise et vite réussir ma place pour vite évoluer en compétence…Vite devenir celui que je rêve de devenir....


Mon métier m’a conduit à mieux observer et identifier ce qui se passe dans les entreprises.

En effet, les responsables d’équipes, les chefs de projet, les responsables de ressources humaines sont aussi impliqués dans cette vitesse des résultats attendus et demandés par les organisations. 


Ils n’ont pas pour autant toutes les solutions à porter de mains.

Aujourd’hui il faut « performer »… des nouveaux mots surgissent de notre langage.

A quel prix ?  J’ai commencé à comprendre pourquoi les jeunes formés prêts à rentrer dans le système des organisations veulent et demandent aussi une lecture rapide des comportements humains. 

Ces jeunes que les entreprises réclament déjà performant en 24 H00 alors qu’il n’ont pas encore démarré leur activité ni digéré leurs faibles expériences passées.

Cette notion de rapidité s’est aussi accentuée pour le chef d’entreprise qui recrute. La notion de résultats liée aux objectifs à atteindre n’est réalisable que dans un temps limité. Sinon votre performance va vite être remise en question.

Si vous n’avez pas des résultats dans les 24 H00 ? Vous êtes « Mauvais ». Vous n'existez plus dans le système qui vous embauche. Le management vous presse et surtout contrôle votre aptitude à réagir toujours plus vite.

Pourquoi les débutants ne bénéficient-ils plus de la chance des débutants ? Ils n’ont plus de chance du tout !! Le débutant fait peur par son incapacité à avoir du résultat immédiat. Il fait peur car il doit apprendre et ça prend du temps. Pas de temps pour apprendre.

Vite, vite, encore plus vite. Notre monde n’est-il fait que de rapidité ? Pourquoi vivons nous en accéléré ?

 

Les futurs jeunes collaborateurs sont formés à être rapide et vite intégré. Etre vite performant et vite professionnel. Le temps de se former aux méthodes de l’entreprise réduit aussi le temps d’adaptation du jeune salarié dans son nouvel univers.

Tous les responsables en poste qui ont su évoluer par leurs compétences et qui ont évolué par l’ancienneté sans formations spécifiques réclament des outils et des méthodes pour réussir l’intégration des nouveaux venus. Pourquoi ?

Simplement parce que le monde change et que l’intégration en entreprise se fait malheureusement de plus en plus mal en France.  

Avec un monde qui bouge à vitesse grand « V ». Nous sommes encore partis avec la vitesse. Vite il faut se former sinon on risque d’être dépassé. On a pas le temps d'intégrer le nouveau. Il doit prouver sa compétence et dévoiler au grand jour ses capacités professionnelles. Prouver qu'il est BON, le meilleur et que le recruteur ne s'est pas trompé . C'est "ELU". 

Vite comprendre, vite appliquer.Vite performant. Vite digérer.

 Au risque de se perdre avec toutes ces méthodes rédigées dans des ouvrages donnés en pâture aux lecteurs – qui – veulent- tout - décoder -très vite - pour mieux - cerner - son prochain.

Analyser la psychologie de l’autre pour mieux réussir à le manipuler.  Un succès considérable pour ces nouvelles lectures du 21 ième siècle. On cherche des astuces rapides pour rapidement tout contrôler.Rapidement réussir à impliquer ses équipes. Rapidement réussir à motiver. 

Et le" lâcher prise" alors ? Existe-t-il encore ?

La vitesse rend fou. La vitesse appauvrit les esprits et les comportements. La vitesse rend malade. L’Homme est-il fait pour vivre aussi vite ? Est-il fait pour répondre à une machine aussi rapidement ? Peut-il s’adapter à la vitesse ? A-t-il toutes les armes pour faire face ? A-t-il la capacité et la résistance pour réussir à vivre dans ce système ?
 A-t-il été éduqué pour comprendre la vitesse ? 

Depuis les années 60, un bon nombre de modèles, de grilles, d’outils en communication  qui font références aujourd’hui dans tous les cours de management sont devenus des « incontournables ».

De la PNL : programmation neuro linguistique à l’analyse transactionnelle en passant par la pyramide de Maslow, tout est rentré dans un code commun.

Objectif : Comprendre mieux ses collaborateurs pour mieux s'adapter à eux.

Un langage identique modélisé fait son apparition car si on ne parle pas de ces méthodes dans les séminaires de formation en communication, on ne fait pas partie du club des « connaisseurs compétents spécialisés experts ».

Tout le monde en formation arbore ce même langage codé. Seuls les initiés sont invités à bien comprendre le sens.  

Tous les formés sont formés à la même enseigne. Le même discours et les mêmes méthodes. Ces méthodes enseignées sont-elles applicables encore aujourd’hui ?

 

La rapidité rend nerveux et fébrile. Si je ne suis pas à la hauteur, je ne suis rien.

Il est facile de comprendre maintenant le manque d’estime ou de confiance en soi resenti par certains salariés.  La peur de ne pas réussir, la peur de ne pas être à la hauteur face aux exigeances demandées par le système….La peur d'être rejetté par son supérieur.

Angoisse, stress et mal-être en entreprise : Les conséquences de cette négligence ?

La rapidité n’est-elle pas le véritable fléau des actifs ?

La pression au quotidien demandée par les objectifs, un environnement incertain, provoque des doutes et des PEURS.  Ma VALEUR est-elle encore reconnue ?

Mon identité existe-t-elle encore dans un système que je ressens comme anonyme ?

Le manque de SENS dans les actions menées nous empêche-t-il de comprendre nos actes ? 

Ne faut-il pas re-prendre son temps pour vivre et regarder ce qui nous entoure ? Ou est-ce déjà trop tard ?

 

Le temps génére la vitesse : Un fléau en entreprise et un virus qui se répandent lentement dans les organisations.

 

ETRE vigilant. ETRE attentif au BIEN-ETRE: Il est encore précieux de nos jours.

Surtout pour rester ACTIF et apprécier notre monde.

 

 

Hervé LUSTEMBERGER


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